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Publié : 21 avril 2008

Témoignages d’élèves

LE MUSEE DE EDO-TÔKYÔ HAKUBUTSUKAN

L’entrée du musée est aussi impressionnante qu’amusante. Avant d’entrer dans ce musée, qui comprend cinq étages, on doit passer dans des sortes de tunnels où se trouvent trois immenses escalators.
A l’entrée du musée, on se trouve devant un grand pont qui sépare Edo de Tôkyô. Edo est l’ancien Tôkyô. Il se situe à gauche avec ses restaurants et magasins grandeur nature, construits en bois, comme à l’époque. Tôkyô est de l’autre côté avec des bâtiments en ciment et en briques, un peu comme dans les pays anglo-saxons.
Nous avons commencé la visite par Edo. A l’époque, en1608, les gens vivaient dans des villages. Ceux-ci étaient fermés et protégés par les samourai qui vivaient chez un daimyo. Des maquettes représentent les villages et leurs habitants, avec un réalisme étonnant et de nombreux détails concernant maisons et jardins. Les personnages ont l’air vivant.

Nous sommes passés ensuite devant d’anciennes maisons grandeur nature avec des personnages en cire, dans des mises en scène de la vie quotidienne. Nous avons ainsi vu la naissance d’un bébé. Les maisons, de 4m² à peu près, servaient de lieu de travail, de repos, de repas…
Puis nous sommes allés voir les vitrines. Dans l’une d’entre elles se dresse la statue de Leyasu TOKUGAWA, le premier shôgun qui a réunifié le Japon pour repousser les Américains. Plus loin, on a pu voir des armures de guerriers, fabriquées à partir de coton, de peau de sanglier ou d’autres matières provenant d’animaux généralement dangereux.
Dans une autre vitrine de magnifiques estampes représentent les quartiers de plaisir avec leurs courtisanes, les geisha. Une geisha est une artiste, elle danse, joue de la musique, sert du thé et du saké à son hôte. Elle n’a qu’un seul client et n’est pas obligée d’avoir des rapports sexuels avec lui. Elle est vêtue d’un kimono et se farde le visage de blanc, signe de pureté. Certaines se teignaient même les dents en noir pour faire ressortir leur maquillage.
D’autres vitrines exposent les anciennes monnaies. Les pièces sont en bronze, en cuivre et en or. Quelques unes sont trouées, car à l’époque on les portait enfilées autour de la taille.

Ensuite, nous sommes arrivés devant la mise en scène d’une pièce de théâtre de kabuki. Ces pièces parlent souvent d’amour. Les personnages « mauvais » ont un maquillage noir, les « bons », un rouge, accentués pour que le public puisse les reconnaître de loin et même sans éclairage.

Enfin, nous sommes arrivés dans la partie Tôkyô, influencée par l’Occident, avec les premières voitures, les premiers vélos à grandes roues, les moyens de communication et des maisons modernes, etc.
Personnellement, j’ai préféré l’Époque Edo, plus authentique, plus proche de l’image que l’on se fait du Japon.

Priscillia Varney