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Publié : 11 juillet 2013

Quatre histoires de vampires

Vampires au coeur humain

C’est l’histoire de deux vampires, de deux sœurs.

Eliska et Katarina vivaient toutes les deux cachées dans un immense château sur l’une des collines qui cachaient la lumière du soleil. Elles avaient l’apparence humaine, mais à chaque pleine lune elles n’étaient plus du tout humaine, elles se transformaient en des sortes de bêtes, qu’on n’osait pas regarder dans les yeux.

Elles étaient ce qu’elles étaient, elles avaient hérité de cette particularité de leur défunte mère.
Celle-ci était enterrée au cimetière situé en bas du château, dans un caveau familial. Toute la famille d’Eliska et Katarina reposait dans ce cimetière. Dégoûtées par ce qu’elles étaient, les deux jeunes vampires tentèrent de trouver un sortilège qui pourrait les rendre humaines, pour qu’elles n’aient plus à avoir honte en se regardant dans le miroir. Elles portaient autour de leur coup un crucifix et se nourrissaient que de sang des loups qu’elles chassaient dans les montagnes avec leurs épées que leur avait laissées leur père avant de mourir.

Il était hors de question pour elles d’être comme leurs ascendants : buveurs de sang.

Toute petite, dans une pièce dont l’entrée leur était formellement interdite, Eliska avait trouvé une carte et une clé. Cette carte et cette clé leur avaient révélé la cachette du livre de leur famille évoquant tous leurs secrets.
Depuis cette découverte, elles ne voulaient plus être comme les membres de la famille. Elles faisaient tout ce que des vampires ne feraient pas.

Tous les soirs, elles allumaient un cierge et priaient pour qu’à la pleine lune suivante elles ne se transforment pas mais deviennent enfin humaines totalement.

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Une nuit pas comme les autres

Tout avait commencé lorsque mes parent s’étaient remariés. Ils avaient voulu tout changer pour cette occasion : maison, ville, amis, tout ! Nous emménageâmes dans une nouvelle maison, si on peut appeler ça comme ça. Elle ressemblait plutôt à un château.

La rentrée, déjà, dans ce nouveau pays, la Californie. J’ étais très anxieuse car je ne connaissais personne. Je n’ arrivais pas à dormir dans cette immense demeure, alors je me mis à ma fenêtre et je regardai la forêt qui s’ étendait sous mes yeux. Elle me fascinait et m’ attirait. Alors je décidai d’ aller y jeter un petit coup d’ œil.

Il faisait terriblement froid dehors, des bruits bizarres s’ élevèrent de cette forêt. Je marchai lorsque tout à coup je vis quelque chose briller non loin de moi, je m’ en approchai, c’ était un crucifix. Il m’ était familier comme si je l’ avais déjà vu. Puis je sentis comme une étreinte. L’ angoisse m’ envahit, puis plus rien. J’ avais l’ impression de me réveiller au milieu de cette forêt, j’ avais aussi très mal au cou et ne me sentais pas bien. Une question me hantait : " Comment sortir d’ ici ? " Je vis alors, au loin, une voiture. Celle de mon père. Il se rendait à son travail certainement. Je courus vite, très vite, comme jamais je n’ avais couru. Était-ce la peur ? Sans doute ! Enfin j’ arrivai chez moi.

J ’ entrai discrètement, à pas de loup, pour ne pas réveiller ma mère. Je fis de tous petits pas jusqu’à ma chambre et me dépêchai de m’habiller. Mais devant mon miroir je ne me reconnaissais plus : un teint pâle et du sang qui coulait le long de mon cou. Que se passait-il ? J’avais très peur. Allais-je devenir un monstre ? Beaucoup de questions me venaient à l’esprit. Je décidai de rester chez moi car je ne me sentais pas bien : vomissements, douleurs articulaires et j’en passe !

Arriva la deuxième nuit dans cette maison étrange. J’avais faim mais pas de nourriture ordinaire, d’autre chose. Les jours passèrent et toujours cette même envie de sang. Le crucifix que j’avais trouvé, j’avais dû m’en débarrasser car je devenais folle en sa présence. Cette impression d’être un monstre me hantait, m’obligeait à chasser des pauvres animaux pour combler cette soif de sang.

Un soir de pleine lune, j’eus un besoin irrépressible de me rendre au cimetière. Là, je découvris que je n’étais pas la seule de mon espèce mais un vampire parmi d’autres. J’étais comme chez moi. Aucune différence avec ceux qui m’ entouraient. Les plus vieux vampires avaient écrit un livre qui était comme une bible, un mode d’emploi pour réussir à vivre avec les humains. Malgré tous ces changement mes parents n’ avaient toujours rien remarqué. Pourtant depuis 2 mois je suis cette chose immonde.

Julie

La morsure du hasard

Une jeune femme, dans la forêt des Colibris, cherchait un château. Elle avait une carte pour lui indiquer son chemin. Ce château était près d’un cimetière qu’elle traversa. Devant l’entrée de la demeure, elle vit la concierge. Celle-ci lui demanda de s’approcher et dit :

"Que voulez-vous Madame ?" La jeune femme lui répondit :

"Je voudrais avoir une chambre." Alors la concierge ajouta :

" Je vous donne trois clés, celle des chambres 18, 15 et 26, vous choisirez la chambre qui vous conviendra.

Quand la concierge tendit sa main pour donner les clés, la jeune femme remarqua que ses ongles étaient longs, que son bras était poilu, que sa bouche était écarlate avec des dents pointus et blanches. Dans le château, elle traversa une salle obscure, éclairée par quelques bougies allumées. Ensuite, elle alla vers la chambre 18 et ouvrit la porte. Elle trouva que la chambre était trop petite. La chambre suivante ne lui convenait pas non plus, les couleurs étaient trop sombres ! Enfin, elle alla à la chambre 26 qu’elle trouva splendide : les couleurs et le décor étaient magnifiques et lui rappelaient son enfance. Elle vit au-dessus du lit un crucifix. Elle alla vers la fenêtre et vit la pleine lune. Elle sentit un coup de vent froid, sentit un battement d’ailes et aperçut une chauve-souris. Puis elle sentit une morsure dans le cou.

elzyado

La nuit d’un affamé

J’avais quitté le village où je m’étais arrêtée pour me rassasier, il y a deux semaines. Depuis je n’avais rien mangé. J’étais faible.

Une nuit, il se mit à pleuvoir de grosses gouttes. Je courus en espérant trouver une maison. Une odeur parvint à mes narines, une odeur des plus appétissantes, une odeur à laquelle je ne pouvais résister, ça sentait l’humain...

Je continuais à courir jusqu’à ce que j’aperçus un château, je frappai à la porte, une vieille dame vint m’ouvrir. Elle me fit entrer sans attendre. "Pauvre enfant" me dit elle. Le hall était rempli de cierges, j’avais l’impression d’être dans une église, bien que je n’y fusse jamais entrée. Elle me conduisit au salon, alla chercher trois grosses serviettes et me les mit sur le dos. Puis elle alluma la cheminée, en demandant mon nom. Je répondis : "Kate".

Elle quitta la pièce à nouveau et revint cette fois avec une jeune femme et deux enfants : un garçon et une fille. La jeune femme tenait un livre à la main. La vieille dame portait un plateau et je vis son doigt ensanglanté, elle avait dû se blesser avec un couteau en faisant la cuisine. Je ne pus résister et lui sauta dessus ; je la vidai de son sang. Les enfants s’étaient cachés derrière la jeune femme qui ouvrit son livre pour en lire un passage à haute voix, je me rendis compte qu’il s’agissait de la bible. A son grand étonnement la bible n’eut aucun effet sur moi. Je lâchai la vieille femme et me tournai vers la jeune qui continuait à lire , elle avait les yeux remplis de larmes. Je m’approchai d’elle, ferma son livre, prit une épée qui se trouvait dans le coin de la pièce, la lui enfonçai dans le cœur et dit "amen". J’épargnai les deux enfants.

J’enterrai les corps dans le cimetière, non loin du château et y résida avec les enfants dont je m’en occupai comme si c’était les miens, pour l’éternité. Voir les gens entrer au château sans jamais les voir s’en aller.

Victoria

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