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Par : 2MSA3
Publié : 12 octobre 2010

Le tatouage, un rite océanien

Pour les Maoris, le tatouage trouve son origine dans une légende : le tatouage aurait commencé par une histoire d’amour entre un jeune homme appelé Mataora - visage de la vitalité - et une jeune princesse du monde des ténèbres, Niwareka !


Un jour, Mataora frappa la jeune fille qui s’enfuit pour rejoindre le royaume de son père. Il partit le coeur brisé à sa recherche. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, il arriva finalement dans le royaume mais la peinture de son visage était sale et abîmée. Mataora eut le pardon de Niwareka et le père de la princesse lui offrit alors de lui enseigner l’art du tatouage.

En même temps, Mataora apprit l’art du tinako qui consistait à garnir le bord des manteaux de tresses de toutes les couleurs. Mataora et Niwareka regagnèrent ensuite le monde des humains en y rapportant l’art du moko et celui du taniko.

Le moko : un tatouage complet du visage

Le mokoLa tête était la partie la plus sacrée du corps, et comme le tatouage faisait couler le sang, les artisans tatoueurs, les Tohunga-ta-oko, étaient des personnes particulièrement tapu .

La technique employée impliquait un tatouage tout en courbes. Le visage des Maoris était décoré de spirales qui n’étaient pas simplement tatouées, mais également incisées pour que les cicatrices mettent en valeur le motif par le relief. Les hommes étaient aussi tatoués sur d’autres endroits du corps.


Un critère de beauté

Tous les Maoris de haut rang étaient tatoués et ceux qui ne l’étaient pas étaient considérés comme des personnes sans aucun statut social. Le moko était un art.

Un beau tatouage facial était l’objet d’une grande fierté pour les guerriers : il les rendaient féroces à la bataille et leur permettait de séduire les femmes, c’était un critère de Beauté. Les chefs étaient capables de dessiner leurs propres tatouages faciaux de mémoire, et s’en servaient comme signature.

Térence Enoka 2MSA3


Le maître-tatoueur - Une personne tapu

Le tatouage est un évènement particulier pendant lequel le maître tatoueur et ses assistants chantaient et récitaient des formules qui permettaient d’aider le tatoué dans son combat contre la douleur. Les chants entonnés pendant le tatouage émettaient une vibration qui pénétrait dans le corps du patient. Les tatouages devenaient alors une seconde peau qui permettait d’être protégé des agressions extérieures. Pour les tatouages ornementaux tatoués sur tout le corps, les premières lignes étaient tracées dès la fin de la puberté et étaient complétées petit à petit, au fil des années.

Un rite de passage

Vers 15 ans les jeunes hommes se tatouaient, cette cérémonie marquait la fin de leur jeunesse et l’entrée dans le monde des adultes, les premiers tatouages montraient leur courage et leur endurance, ils symbolisaient l’identité.

Les femmes étaient nettement plus tatouées à la fin de la puberté, mais leurs tatouages n’étaient pas aussi élaborés que ceux des hommes : les lèvres, couvertes d’encre étaient mises en valeur. Le menton était également tatoué, et parfois quelques lignes ou spirales décoraient les joues et le front.

Les outils traditionnels

Les outils utilisés : une baguette utilisée comme maillet, permettait d’enfoncer le peigne à tatouer sous la peau. Ce peigne utilisé sous forme de long bâtonnet de bois ou d’os recouverts de petites pointes faisait pénétrer les pigments foncés dans les couches profondes de la peau. Ce pigment huileux se composait de suie de bois, de noix ou de graines que l’on mélangeait avec de la graisse animale ou végétale, la recette était jalousement gardée par chaque famille !

Maria Thale, Florence Waziarima, Fara Wanothuma 2MSA3

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