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Par : 2be3
Publié : 25 septembre 2009

La symbolique des animaux

Le respect des animaux est toujours très présent dans la société japonaise, mais la peur et la fascination ancestrales qu’engendraient ces animaux magiques se sont estompées. Aujourd’hui, ils font partie du folklore et participent aux divertissements et fêtes japonaises.

LE SINGE

Les singes de la sagesse sont un symbole japonais représenté par trois singes. Le premier singe se couvre les yeux avec ses mains, le second les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment une sorte de proverbe illustré. Les yeux « ne rien voir de mal », les oreilles « ne rien entendre de mal », la bouche « ne rien dire de mal ». La personne qui suit ce proverbe, aura du Bien dans sa vie.

Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve à Nikko, au nord de Tokyo, au pied des montagnes, au milieu des forêts de cryptomerias, de cèdres et de pins.

En Japonais, les trois singes sont appelés : mizaru (見猿) pour l’aveugle, kisarazu (聞か猿) pour le sourd et iwazaru (言わ猿) pour le muet.


LA TORTUE

Au Japon, la tortue est le symbole de la longévité et de la stabilité du monde. Sa lenteur de déplacement évoque sa discrétion face aux événements qui rythment le monde. C’est aussi le symbole de la terre, de l’attachement à la terre.

Une très ancienne légende raconte qu’une tortue, Minogmé, vit depuis 10 000 ans, couverte d’un manteau d’algues au fond d’un lac.

L’art du sabre est encore très pratiqué chez les Japonais et les sabres sont souvent décorés d’une grue et d’une tortue, qui représentent les deux aspects complémentaires et totalement opposés de l’univers ; l’oiseau, symbole de la liberté dans le ciel et du détachement de l’esprit face aux événements du monde et la tortue, symbole de l’attachement à la terre.

Conte japonais - L’histoire d’Urashima Taro

"Urashima était un pauvre pêcheur japonais. Un jour, il se promenait sur la plage et il vit des enfants maltraiter une tortue avec un bout de bois. Il les chassa et ramena la tortue à l’eau. Quelle ne fut pas sa surprise quand la tortue lui parla d’une voix humaine et lui proposa de venir avec lui au fond de l’eau pour recevoir sa récompense !

La tortue, une fois dans l’eau, se mit à grandir et sa tête se changea en tête humaine. Elle prit Urashima sur son dos et lui expliqua qu’elle était la fille du roi des océans. Une fois arrivés dans son palais, elle se transforma entièrement, cette fois, en une magnifique jeune fille. Et elle proposa à Urashima de l’épouser. Bien sur il accepta, et pendant longtemps ils vécurent heureux.

Mais un jour le mal du pays le prit et il demanda à la tortue de le ramener en visite chez lui. Elle accepta et lui donna une petite boîte noire : sur terre, il devrait toujours la garder sur lui, mais il ne devrait jamais l’ouvrir. Il arriva et chercha ses amis, mais il ne vit personne au village. Il se dirigea alors vers sa maison, mais elle était occupée par des inconnus. Quand il leur demanda ce qu’ils faisaient dans sa maison, ils lui répondirent que cette maison appartenait à leur famille depuis plus de trente ans.

Il interrogea alors des gens sur Urashima Taro le pêcheur, mais personne ne connaissait ce nom. Seule, une très vieille femme lui répondit que quand elle était toute petite, un homme de ce nom avait disparu et qu’on ne l’avait jamais retrouvé.

Urashima, épouvanté, ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Il se dit que peut-être en ouvrant cette boîte se délivrerait-il de ce cauchemar, il ne réfléchit pas. Mais, la seconde d’après, à la place où avait été Urashima Taro se tenait un vieillard, qui se mit à pleurer tout en récitant la prière des agonisants."


LE BLAIREAU

Le tanuki

Les Japonais ressentent pour le tanuki une affection qu’ils ne cachent pas. Présent dans les îles de l’archipel nippon depuis des centaines de milliers d’années, après leur première rencontre, Japonais et tanuki se sont habitués à vivre côte à côte. L’animal est sauvage, mais ces dernières années il se montre dans les zones de banlieue.

Ce mammifère nocturne originaire d’Asie orientale, se nourrit de fruits, insectes, oiseaux, poissons. Monogame, un couple ne produit qu’une seule portée par an.

Son habitat est la forêt, près de la côte, dans les collines ou les montagnes peu élevées, il est partout où il trouve des vers de terre et d’autres de bestioles à manger.

Le spectre du tanuki

Le tanuki ou « blaireau japonais » est le symbole de la ruse, de la tromperie mais il n’est pas méchant.

Ainsi, dans un certain nombre d’histoires de tanuki, peu à peu, l’animal devient l’archétype de l’animal se changeant lui-même en spectre, mais un spectre se livrant parfois à des actes horribles comme prendre la forme d’une vieille femme qu’il vient de dévorer pour ensuite trucider un nombre incalculable de villageois !

Il est possible que cette histoire vienne d’un élément réel : sans doute un tanuki qui logeait sous un vieux temple en ruine, et qui trottait guilleret sous la lune à la recherche d’une souris à croquer, et ce, au moment même où pénétrait dans l’enceinte du temple un jeune bonze, poltron, convoqué par son supérieur pour s’assurer que tout était normal. Le jeune bonze entend un remue ménage, son sang se fige. Il risque un coup d’œil dans le temple où il fait tout noir. La terreur aidant, à la place où trône la statue d’Amida Nyorai, se dresse un épouvantable géant au crâne rasé !

Article rédigé par Kristyna Nekaré et Antoinette Chamoinri


Le kitsuné

Les renardes sont les divinités gardiennes et messagères d’Inari, le dieu du riz.

Au sanctuaire Fushimi Inari, on trouve une abondance de statues de renards tenant dans leur gueule une clé, une boulette de riz ou autre boules représentant l’esprit de la nourriture, mais ce sanctuaire est également célèbre pour les alignements de portails (torii).

Si le renard est le protecteur du riz c’est parce qu’il dévore le mulot (rat des champs), il est aussi appelé kitsuné dans le sens de vigueur et de forcede ses appétits qui en font un peu partout dans le monde, un Don Juan. Dans le folklore japonais l’animal est perçu comme une notion féminine, il est rusé, joue des tours et il est doué de pouvoirs magiques. Une superstition populaire lui attribue nombre de cas d’hystérie ou de possession démoniaque. Il y a plusieurs types d’esprit kistsuné, tels que les kitsuné spectrales ou les kitsuné célestes (Tenko, le renard à neuf queues, âgés de 1000 ans). Les kitsuné sont selon leur type, diaboliques (comme Kuko, le renard aérien) ou celui qui prédit l’avenir (comme Genko le renard noir).

N’importe quel renard est censé devenir capable de changer de forme quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d’années) et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps, parallèlement, de nouvelles queues lui poussent.


La grue

Au Japon, l’oiseau emblématique est la grue du Japon (ou de Mandchourie), Selon la tradition japonaise, elle représente le symbole de la longévité et peut vivre mille ans ! L’autre symbole fort est la fidélité.

Les grues nichent et se nourrissent dans les marais en eaux profondes, elles vivent en bandes. Leur régime est omnivore, elles se nourrissent d’insectes, d’invertébrés aquatiques, de poissons.
Cet oiseau blanc au cou noir a sur la tête une calotte rouge qui devient vermillon lorsqu’elle est énervée.

Généralement la grue est toujours associée aux souhaits de longue vie et de guérison lors des fêtes. Depuis la deuxième guerre mondiale, la grue est un symbole de paix universelle.

Wanesse Nathalie - Unei Joelyse - Nonmeu Georgette