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Publié : 21 août 2008

La TBE3 fait ses voeux .... de réussite.... pour Tanabata

Lors du Festival Culturel Japonais en juillet dernier, les élèves de la TBE3 se sont essayés à une coutume japonaise, qui consiste à accrocher dans les arbres des papiers sur lesquels ont été inscrits des vœux.


Que se passe-t-il le 7ème jour du 7ème mois du calendrier luni-solaire, soit le 07 jullet ? Et bien Tanabata , la Fête des Etoiles !
Tanabata n’est pas une Fête Nationale, mais une festivité très importante pour les Japonais. Elle célèbre la rencontre de Orihime (l’étoile Vega) et de Hikoboshi (Altair).

Selon une légende, l’empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelée la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime).
Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l’arrangement du Ciel était un de ses chefs-d’oeuvre.

Un jour, la princesse, qui s’ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l’un de l’autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père, la Tisserande rêvait d’un amour passionné, d’un avenir heureux et d’une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L’homme travaillait aux champs et la femme tissait...
Quelques années passèrent ; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent.

Mais bientôt l’empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur. Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d’une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s’apprêtait à rattraper son épouse captive d’un génie céleste, la femme de l’Empereur apparut et fit naître d’un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l’avancée du Bouvier.

Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière. Et sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste. Devant tant d’obstination, l’empereur fit une concession : il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l’an.

Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires : Véga (la Tisserande) et Altaïr (le Bouvier), renouvellent leur serment d’amour. On dit qu’à l’aube de ce jour, il bruine souvent ; ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement.

Leur séparation tragique émut tout le monde et attira la sympathie de chacun. C’est pourquoi, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, beaucoup de gens restent veiller dehors pour contempler longuement dans le ciel les deux constellations Véga et Altaïr qui, ce jour-là, semblent se rapprocher au-dessus de la Voie Lactée.

Le 07 juillet, des fruits et des légumes de saison sont offerts aux deux étoiles et des branches de bambou sont décorées avec d’énormes pompons, des lampions en papier, des bandes de papier multicolores. Sur ces bandelettes de papier, il est coutume d’écrire son souhait de voir ses aspirations amoureuses se réaliser ou encore le vœu de réussir un examen, de guérir...

Les branches de bambou ainsi décorées sont placées sur un mat devant les maisons et deviennent des "arbres d’été" (sasa kazari). A la fin de la fête, les branches de bambou sont jetées dans un cours d’eau, un geste rituel qui doit éloigner la malchance...

En espérant que les voeux des élèves de la TBE3 se réalisent ...